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Nike teste la blockchain pour lutter face aux contrefaçons

Le laboratoire de l’Université d’Auburn mène des expérimentations blockchain pour réduire l’impact des contrefaçons en utilisant la traçabilité des produits.

Nous vous en parlions pas plus tard qu’hier avec notre article sur Amazon qui pourrait utiliser la blockchain pour garantir des produits non frauduleux à ses millions de consommateurs.

Alors que Nike s’était retiré de la marketplace de Jeff Bezos pour leur trop grand nombre de contrefaçons présentes, la marque au Swoosh vient justement de prendre l’initiative pour régler certainement le plus gros problème financier qui se présente à elle. En effet on estime que la contrefaçon dans l’ensemble des industries coûte près de 300 milliards d’euros annuellement.

Une initiative commune portée par l’Université d’Auburn

Nike a donc choisi de s’associer à de nombreuses autres marques (Macy’s, Kohl’s IBM, Walmart, Under Armour, FedEx…) afin de mettre au point des outils permettant d’améliorer la traçabilité des produits. Ce projet développé principalement par l’Université d’Auburn (dans son laboratoire RFID) et l’entreprise Hyperledger Fabric, se base avant tout sur la blockchain.

La clé du fonctionnement de cette initiative est clairement l’échange de données entre les différents acteurs impliqués qui permettra de surpasser « des process obsolètes » selon Justin Patton, le directeur du laboratoire d’Auburn.

Pour l’heure, c’est une première phase du projet qui a pu être mise en place par le biais de l’inscription de plus de 200 000 produits afin de bâtir une sorte de langage commun nécessaire à la création d’une plateforme unique de tracking.

« Tous les acteurs économiques parlent un langage différent. La façon dont les données ont été envoyées par toutes ces entreprises était vraiment différente. Il n’existe pour l’heure pas de bon langage commun ou de plateforme commune parfaite pour qu’ils partagent ces données. Le système actuel peut traiter ce dont nous avons besoin, mais à long terme, il s’agira de milliards de produits qui circulent dans la supply chain des commerçants grâce à ces étiquettes RFID. Il faut mettre en place un système beaucoup plus robuste pour traiter tout cela ».

Allan Gulley, chercheur au sein du RFID Lab de l’université d’Auburn

La phase de recherche promet encore d’être longue, mais permettra peut-être de bouleverser la donne en matière de contrefaçon pour de nombreux géants du monde du retail.

By Carine

Je suis entrepreneuse dans le domaine de la blockchain. J'aime suivre l'actualité et partager avec vous les dernières nouveautés du domaine.