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Chute du Bitcoin après que l’OMS qualifie le coronavirus de pandémie

Les effets dévastateurs du coronavirus sur l’économie se poursuivent. Est-ce que le Bitcoin va pouvoir enrayer sa chute ses prochains jours ?

C’est une nouvelle accélération dans la crise liée au coronavirus qu’a subi le monde hier. Alors que le nombre de cas et de décès ne cessent d’augmenter notamment en Europe occidentale et aux USA, c’est tout d’abord le monde du sport qui fût touché de plein fouet.

Arrêt pendant 6 semaines du circuit professionnel de tennis, suspension de la ligue américaine de basket (NBA) suite au premier cas d’un joueur (Rudy Gobert), matchs à huis clos ou reports en pagaille… Et c’est presque naturellement que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que le COVID-19 était désormais au stade de pandémie.

L’OMS n’a cessé de surveiller cette épidémie, et nous sommes très inquiets des niveaux de diffusion et de dangerosité, ainsi que des niveaux alarmants de l’inaction. Ce n’est pas seulement une crise de santé publique, mais une crise qui va toucher l’ensemble des secteurs — donc tous les secteurs et les individus doivent s’impliquer dans le combat.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Avec plus de 120 000 cas, la barre des 5 000 décès qui se rapproche dangereusement et de nombreuses nations qui prennent des mesures très strictes pour lutter contre la propagation (interdiction pour les Européens d’entrer sur le territoire américain jusqu’au 13 avril, mise en quarantaine de certaines zones géographiques…), la situation ne peut plus être ignorée notamment concernant les effets du coronavirus sur l’économie traditionnelle, mais aussi sur les crypto-monnaies.

Le Bitcoin perd 800 euros en quelques minutes

Dans ce contexte particulièrement néfaste, le cours des différentes cryptos est en train de chuter depuis quelques jours. Alors que le début de la baisse avait commencé à la mi-février, deux rebonds avaient pu nous permettre de garder un petit peu d’optimisme (à la fin février et en début de semaine). Mais à l’image des autres marchés financiers, le bitcoin a subi une nouvelle chute de plus de 800 euros en moins d’une heure ce matin.

Source : courscryptomonnaies.com

Il est loin le temps ou des personnalités comme Max Keiser estimaient que le coronavirus était une chance pour le Bitcoin et les altcoins. Datée du 5 mars, ses prévisions voyaient le BTC arriver cette année à la valeur unitaire de 100 000 dollars du fait d’une crise financière qui ne serait finalement que la seconde partie de celle débutée en 2008. Laissons cependant encore un peu de temps à Max Keiser pour voir sa prédiction se réaliser.

De son côté le marché des altcoins ne va pas mieux et suit les mêmes tendances que le Bitcoin à l’exception du stablecoin Tether.

Source : courscryptomonnaies.com

En se penchant sur le market cap global, on peut ainsi s’apercevoir que la barre des 200 milliards € est bel et bien derrière nous (183 milliards € au 12 mars à 10h30), et que la totalité des gains obtenus en 2020 est sur le point de s’évaporer.

Un avenir sombre pour le Bitcoin et les altcoins ?

Si l’on se penche sur l’avenir, celui-ci ne s’annonce pas radieux si les crypto-monnaies continuent de suivre les courbes des autres indices boursiers classiques. La plupart des grandes puissances économiques occidentales ne sont encore qu’au début de l’épidémie touchant leur population et si l’on se base sur l’exemple chinois ou italien, la situation devrait s’empirer dramatiquement d’ici quelques jours pour les pays européens et l’Amérique du Nord.

Le shutdown complet qui s’annonce dans de nombreux pans de l’économie n’est plus un cauchemar, mais une réalité tangible. Et comme le Bitcoin (et encore moins les altcoins) n’est pas encore vu comme une valeur refuge par la majorité de ses investisseurs (contrairement à l’or), le cours pourrait bien poursuivre sa lente baisse.

By Clément B.

Rédacteur - Blockchain, Crypto et décryptage. 3 mots pour une harmonie en cours de composition depuis 2016. Vous pouvez aussi me parler de cultures de l'imaginaire ou de gastronomie bien grasse pour me changer les idées.