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Blockchain & écologie : Le projet français PlanetWatch veut faire progresser la qualité de l’air

La plateforme française PlanetWatch vient de s’associer avec Algorand pour récupérer des données plus précises sur la qualité de l’air. L’occasion de faire un focus sur les liens entre blockchain et écologie.

  • PlaneWatch s’associe avec Algorand pour récolter des données précises sur la qualité de l’air.
  • Elle récompensera les utilisateurs en leur donnant des jetons baptisés PLANET
  • La proof of stake, procédé de minage nouveau utilisé par Binance ou Stellar pourrait être une solution pour diminuer l’empreinte énergétique de la blockchain.

L’écologie est un peu l’arlésienne des politiques et des médias qui se focalisent sur ce sujet hautement important par cycle. L’année 2019 et le cru 2020 qui vient de commencer ont pourtant cette tendance « verte et responsable » marquée au fer rouge comme le montrent l’omniprésence d’actions environnementales ou de personnalités comme la jeune militante Greta Thundberg.

PlanetWatch s’associe avec Algorand pour récolter des données précieuses

Si certains pontes de la blockchain ont pu, à l’image des acteurs du monde financier, mettre du temps à voir les méfaits écologiques d’une telle technologie, d’autres ont voulu miser sur cette fameuse chaîne de blocs pour améliorer l’environnement. C’est notamment le cas de la plateforme française PlanetWatch qui propose un suivi de la qualité de l’air au travers d’un système basé sur la blockchain. Leur but premier est de modifier la façon dont sont récupérées les données (actuellement par de coûteux et imposants outils scientifiques pas vraiment disséminés partout) en disposant partout dans le monde de petits capteurs pour obtenir des datas plus précises en temps réel.

Un partenariat vient d’être noué avec Algorand, qui stockera ces données et récompensera les utilisateurs des capteurs en leur donnant des jetons PLANET. L’initiative est soutenue par le CERN, l’un ou si ce n’est le plus important organisme de recherche lié à la physique des particules. Pour le côté pile, n’oublions pas que le marché des équipements liés à la qualité de l’air devrait dépasser les 7,5 milliards de dollars en 2026, une manne financière qui incite à être vert.

D’autres projets peuvent être mis en avant :

  • Le SolarCoin qui favorise la création d’énergie solaire.
  • Le WEMcoin qui sensibilise pour la fin des énergies fossiles pour se focaliser sur les éoliennes.
  • L’EverGreenCoin qui souhaite miser les actions environnementales par la collecte de fonds.

La blockchain, énergivore et polluante…mais à quel point ?

Parler de projets écologiques liés à la blockchain c’est aussi l’occasion pour nous de revenir sur l’état des lieux de la pollution.

Consommation énergique du Bitcoin équivalente à celle de 3 millions d’américains, à l’Irlande toute entière, 4 fois plus polluante que l’or…Parmi ces affirmations comment démêler le vrai du faux quand rien n’est fait par des organismes de référence. De plus, les conditions de ces tests ou calculs laissent parfois pantois et ne prennent souvent pas en compte que le minage est réalisé dans des pays où l’énergie est produite à bas coûts et avec de nombreuses énergies renouvelables pour tout simplement amoindrir les frais fixes de ces énormes fermes.

Si vous souhaitez malgré tout aller plus loin, on vous recommande ces deux lectures :

Commençons tout de suite par déconstruire l’argumentaire lu, entendu, et ressassé par la presse traditionnelle : Non le Bitcoin et les autres projets blockchain ne vont pas conduire l’humanité à la mort écologique. Mais il ne s’agit pas ici de faire une compétition avec d’autres domaines comme l’extraction de métaux (coucou l’or) qui rajoute des facteurs de pollution différents avec l’utilisation de produits chimiques, de contamination ou d’appauvrissement des sols.

Des solutions pour diminuer l’empreinte énergétique laissée par la blockchain

L’empreinte carbone laissée par certaines crypto-monnaies est importante. Le principe même de la blockchain et son protocole de minage basé sur la « Proof of Work » qui ajustent la difficulté de l’équation à résoudre en fonction de la puissance de calcul du réseau n’est pas optimale quand on parle écologie. Plus il y a de mineurs, plus le problème à résoudre sera complexe et par conséquent plus la dépense énergivore sera conséquente. Le Bitcoin est souvent présenté (à raison) comme l’un des pires pollueurs de la crypto tandis que d’autres devises comme l’Éther ou le TRON sont considérés comme 5 à 6 fois moins polluants.

Mais depuis 2009 et la création de la monnaie de Satoshi Nakamoto, les choses ont évolué chez certains acteurs des crypto-monnaies comme Stellar (XLM) ou Binance (BNB) qui souhaitent désormais utiliser un procédé de minage différent basé sur la « Proof of stake », bien plus éco-friendly.

La solution sera peut-être celle trouvée par de nombreux philanthropes comme Bill Gates, celui de partager ses deniers personnels pour faire progresser la cause environnementale. Et des nouveaux riches, ce n’est pas ce qui manque dans notre monde. Alors qui pourra suivre l’exemple du farfelu Justin Sun qui avait promis de donner 1 million de dollars pour aider les initiatives de Greta Thundberg ?

By Clément B.

Rédacteur - Blockchain, Crypto et décryptage. 3 mots pour une harmonie en cours de composition depuis 2016. Vous pouvez aussi me parler de cultures de l'imaginaire ou de gastronomie bien grasse pour me changer les idées.