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Andrew Yang lance le débat présidentiel (USA) sur les crypto-monnaies

Après les déclarations d’Andrew Yang, candidat à l’investiture pour les présidentielles US, retour sur l’avis des autres candidats sur les crypto-monnaies.

  • Le candidat à l’investiture démocrate Andrew Yang veut une régulation uniforme aux USA.
  • Donald Trump est farouchement opposé aux crypto-monnaies.
  • La grande majorité des candidats ne font pas des crypto-monnaies un sujet d’importance.

L’élection présidentielle américaine se rapproche à grands pas avec les premières candidatures déclarées (Donald Trump, Joe Walsh ou Bill Weld l’ancien gouverneur du Massachusetts) et le début des primaires démocrates qui commenceront par le caucus de l’Iowa le 3 février.

L’investiture devrait se jouer entre Joe Biden (ancien vice-président d’Obama), Michael Bloomberg (ancien maire de New York et dirigeant du groupe de presse éponyme), Bernie Sanders ou l’entrepreneur et philantropiste Andrew Yang. Ce dernier vient d’ailleurs de relancer le débat sur les crypto-monnaies et sur la blockchain dans une récente interview chez nos confrères de Bloomberg.

Un besoin de régulation uniforme

Pour Andrew Yang, les États-Unis ont besoin « d’avoir un ensemble de règles uniformes pour les crypto-monnaies, car pour le moment nous sommes coincés dans un fouillis qui se résout au cas par cas selon chaque état et ce n’est bénéfique pour personne ». En effet, certains états comme le Wyoming sont bien plus propices au développement de business concernant la blockchain et pour le candidat Yang, cela pourrait être bénéfique d’avoir un cadre législatif ouvert et identique afin de favoriser l’innovation de ce domaine qu’il estime avoir un grand potentiel. Il conclut d’ailleurs en indiquant que « le monde construit par Satoshi Nakamoto (…) est une force inarrêtable ».

Il ne s’agit pas d’une prise de position récente, il avait déjà pu accepter des dons en Bitcoin pour sa campagne dès juillet 2019 et il soutenait la tenue de participation de la population américaine à des initiatives de démocratie participative via la blockchain.

Le monde construit par Satoshi Nakamoto (…) est une force inarrêtable

Andrew Yang

Les candidats : pro & anti

Mais que pensent les autres candidats au titre de POTUS ? Petit récapitulatif :

Donald Trump : l’actuel président de la première puissance mondiale ne porte pas son cœur les crypto-monnaies. On peut aisément le comprendre, un homme qui a fait prospérer ses affaires dans des univers traditionnels à l’aide d’acteurs financiers tous aussi anciens ne peut décemment pas se poser dans une stature pro crypto. Il a pu multiplier les déclarations anti-bitcoin ou altcoins en estimant qu’il ne s’agissait pas de devises crédibles du fait de leur volatilité et des facilités supposées qu’offriraient ces monnaies pour acheter sur des marchés illégaux (armes, drogue…). Il n’est d’ailleurs pas fan des autres gros projets d’importance comme le Libra de Facebook qui a pu avoir quelques démêlés récent avec des organismes fédéraux.

Bernie Saunders : Celui qu’on présenterait presque comme le futur POTUS dans nos contrées européennes, radicalement à gauche des autres candidats, est finalement plutôt avare de commentaires sur notre secteur. Si on extrapole, sa volonté de vouloir faire de l’internet à haute vitesse un droit fondamental pour chaque américain (on parle d’un projet qui coûterait plus d’une centaine de milliards de dollars) pourrait être l’un des chocs positifs dans l’adoption du Bitcoin par le grand public américain.

Joe Biden : The Guy next door qui représente assez bien la classe moyenne américaine n’a pas non plus de lien ou d’avis marqué sur le monde des crypto-monnaies ou de la blockchain. Hormis une volonté (pas encore exercée) d’accepter des dons en Bitcoin, le seul lien qu’on pourrait faire provient de la journaliste politique Amanda Marcotte qui avait pu comparer le BTC et Biden. Pour elle la popularité de celui-ci est basée sur le fait que les gens pensent que les autres personnes l’aiment. À l’image de l’achat de BTC que de nombreux investisseurs font, car il croit dur comme fer que tout le monde achète.

Michael Bloomberg : On parle ici d’un homme qui appelle la Blockchain « Bitchain » et qui pense que l’ensemble des médias de son groupe sont un système blockchain. On vous laisse imaginer à quel point c’est une priorité pour lui.

Parmi les autres (trop nombreux) candidats, nous pouvons citer pas mal d’aficionados des crypto-monnaies :  Howard Schultz, CEO de Starbucks, qui estime que les cryptos sont le futur dans un monde sans cash, ou encore Tulsi Gabbard qui a pu investir plusieurs milliers de dollars dans l’Ether et le Litecoin. On ne vous fait pas l’offense de vous parler du fantasque John McAfee dont la candidature va s’arrêter dès qu’il reprendra ses esprits.

En conclusion, des politiques qui n’en font pas vraiment un sujet hormis Andrew Yang. On se croirait en 1995 avant l’avènement planétaire d’internet, mais qui voyait nos politiques mettre de côté ce sujet au profit du Minitel. Un triste constat pour la première puissance mondiale.

By Clément B.

Rédacteur - Blockchain, Crypto et décryptage. 3 mots pour une harmonie en cours de composition depuis 2016. Vous pouvez aussi me parler de cultures de l'imaginaire ou de gastronomie bien grasse pour me changer les idées.